La consultation micronutrition

Qu’est-ce qu’une consultation micronutrition ?

Qu’est-ce que c’est que ça encore ? Une consultation où on va me dire de picorer ? Pas du tout, on entend par « micronutrition », le traitement par l’apport des bons micronutriments, ceux dont nous avons besoin à un moment donné dans une situation donnée. Il s’agit d’une consultation personnalisée qui sort de la médecine conventionnelle mais qui reste dans le champ de la médecine fondée sur les preuves et la logique.

Le déroulement

Le médecin spécialisé en micronutrition (ou encore médecine fonctionnelle, nutrition fonctionnelle ou nutrithérapie) va :

  •  examiner son patient
  • lui poser des questions sur son alimentation et  lui soumettre si nécessaire des questionnaires alimentaires.
  • lui faire remplir des questionnaires fonctionnels afin de dépister d’éventuelles déficiences micro-nutritionnelles en évaluant tour à tour  l’humeur et de la fatigue, la digestion, les fonctions ostéo-articulaires, le système immunitaire,  la peau et  le système circulatoire. Ceci lui permet d’évaluer l’interface digestive, la protection cellulaire, la communication cellulaire et la fonction cerveau.
  • lui soumettre éventuellement d’autres questionnaires se focalisant sur ces grandes fonctions par exemple:
    • un questionnaire d’évaluation des déficits en neurotransmetteurs qui peuvent être, en autres, à  l’origine de troubles de l’humeur ou du comportement, de fatigue, d’un sommeil capricieux, d’une difficulté à se projeter, d’une irritabilité, d’une attirance vers le sucré, de troubles de concentration et de la mémoire.
    • un questionnaire de vulnérabilité digestive à la recherche d’une hyperperméabilité intestinale, d’une dysbiose et/ou d’une intolérance alimentaire.
  • lui faire pratiquer si nécessaire une analyse de biologie nutritionnelle et fonctionnelle pour affiner ou confirmer le résultat. Celle-ci n’est bien souvent pas remboursée par les caisses d’assurance maladie. Ces bilans biologiques ont particulierment leur place  lorsque les bilans classiques ne mettent pas en évidence de perturbation particulière. Ils permettent aussi de mesurer l’impact du changement alimentaire et/ou de la complémentation proposée par le médecin. Parmi les explorations biologiques couramment utilisées, nous avons par exemple :

Les dosages pour préciser les déficits : fer, iode, vitamine D, sélénium, le coenzyme Q10…
Les dosages pour évaluer le niveau de perturbation digestive : Défensines 2, calprotectine, IgA sécrétoires,
Les évaluations du stress oxydatif : la SOD, la GPX, les anticorps anti LDL oxydés…
L’évaluation des consommations et des besoins en oméga 3 et oméga 6 : le Profil des Acides Gras Erythrocytaires.
L’évaluation des déficits en neurotransmetteurs : le Profil Urinaire des Neurotransmetteurs.

  • enfin le médecin va pouvoir proposer des conseils alimentaires précis et personnalisés dans le cadre d’un modèle d’alimentation santé. Une complémentation peut être proposée si ces modifications alimentaires ne sont pas possibles, suffisantes et/ou rapides pour aboutir au résultat recherché. La prise de compléments alimentaires n’est pas anodine, elle n’est judicieuse que si elle répond à un besoin individuel.

A qui est adressée cette consultation micronutrition ?

 

De multiples indications

Les indications sont vastes puisque ce sont tous les problèmes qui affectent notre qualité de vie, notre bien-être, mais aussi la prévention et l’accompagnement des maladies de civilisation.

Elle a donc un intérêt :

  • Pour vivre longtemps en bonne santé (défi majeur puisque l’espérance de vie en bonne santé est en diminution).
  • Lorsqu’aucune maladie n’est diagnostiquée, mais que l’individu ne se sent pas bien…
  • Lorsqu’ une pathologie est déjà diagnostiquée, afin de mieux supporter le traitement, baisser la posologie ou tout simplement de sentir mieux.

Les situations particulièrement adaptées

La micronutrition est particulièrement adaptée dans les situations suivantes :

  1. Pour l’accompagnement micronutritionnel de la forme et de la performance, ou des situations de vie à risque de déficit (adolescence, grossesse, allaitement ou activité sportive…)
  2. Dans les perturbations fonctionnelles isolées : les troubles de l’humeur et la fatigue, les troubles fonctionnels digestifs, les troubles musculo squelettiques, les infections chroniques, les troubles fonctionnels circulatoires, les problèmes de peau et phanères…
  3. Dans les perturbations fonctionnelles complexes : la Fibromyalgie et le Syndrome de Fatique Chronique, les troubles digestifs résistants, le surpoids et l’obésité rebelle, les intolérances et allergies, les situations de sevrage: tabac, alcool, médicaments…
  4. Les situations pathologiques : des maladies cardio-vasculaires, de l’obésité, du diabète non-insulino-dépendant, des maladies dégénératives : ostéoporose, cataracte, maladie neuro-dégénérative.

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