Conseil n°4: La chasse au sel!

Conseil n°4: La chasse au sel!

Le sel est nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme, certes, mais consommé en excès, il est incriminé dans le développement de différentes pathologies, notamment au niveau cardio-vasculaire.

Sel de table, sel alimentaire, sel de cuisine… il s’agit principalement de chlorure de sodium, de quelques autres minéraux en faible proportion et parfois  d’iode ou de fluor dans les formules enrichies.

Utilisé depuis l’Antiquité, le sel est tout d’abord un exhausteur de goût, agissant comme un « neurotransmetteur de saveurs ». Mais il est aussi utilisé pour la conservation des aliments (saumure, salaison) grâce à sa capacité à limiter le développement de micro-organismes. En effet, le sel est un capteur d’eau, il piège ainsi l’eau nécessaire au développement des bactéries. Ceci explique également la sensation de soif provoqué par un repas trop salé. Autre avantage, l’ajout de sel dans un pâte à pain par exemple améliore ses capacités plastiques: elles devient plus souple, plus facile à travailler et après cuisson donne un produit beaucoup plus moelleux. Le sel intervient également dans la formation de la croûte du pain, lui donnant cette jolie couleur dorée si appétissante. Voilà pourquoi il reste encore aujourd’hui un ingrédient incontournable dans l’industrie agro-alimentaire: meilleur goût, texture plus agréable, longue conservation et faible coût!

Recommandations nutritionnelles journalières: 5 g par jour

Or d’après l’ANSES, la consommation moyenne des français reste encore beaucoup trop au dessus des ces recommandations, soit presque le double:

  • 9.7 à 10.7 g/jour chez les hommes
  • 7.7 à 8.7 g/jour chez les femmes

Consommer plus de 5 g par jour de sel, combiné à une insuffisance d’apport de potassium (apporté par les végétaux),  augmente le risque d’hypertension, d’AVC et de cardiopathie (source OMS).

A qui la faute? La quantité de sel que nous mettons directement dans notre assiette a été estimée entre 1 et 2 g par jour. Le problème de surconsommation est donc en premier lieu attribué au sel apporté par les pains, biscottes et viennoiseries, puis les charcuteries et plats cuisinés (dont les soupes et potages tout prêts), sauces, fromage,  pizzas et quiches industrielles.

Conclusion, il faut limiter le sel que nous ajoutons à nos plats et eaux de cuisson, mais c’est surtout une traque contre le sel caché qu’il faut mener, en limitant la consommation de produits industriels. Des efforts restent à faire malgré les engagements signés à la demande des pouvoirs publics par les industriels de l’agro-alimentaire pour diminuer les ajouts de sel dans leurs préparations.

Alors, on prend notre santé en main et on se met aux fourneaux! On prépare sa soupe, on pétrit sa pâte à pizza, on abandonne le pain de mie, on mange des quiches » maison »…

Le « Do It Yourself » est à la mode, le net regorge de recettes pour tout faire soi même, soyons créatifs!

Recette de la pâte à pizza « maison »

Recette de la pâte brisée « express »

 

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